En mars, je me suis lancée dans le #minsgame, sorte de gargantuesque ménage du printemps à la sauce minimaliste qui se promenaient dans les internets. Je me suis débarrassée ainsi de près de 500 objets.

Pour être exacte : 496 trucs, allant des figurines de fond de tiroir à la paperasse inutile, en passant par les décorations de Noël douteuses, les chaussettes célibataires, les objets de toutes sortes et les livres qui jamais plus ne sortaient des étagères, ont pris la direction des organismes de charité, des bibliothèques, des amis et de la famille, des sites de vente ou de la poubelle et du recyclage. Feu, mes œuvres d’art du cégep qui se désagrégeaient, feu, ces duplicata de toute, feu, ma vie d’avant qui mangeait la poussière.

Partir d’un principe

Se départir de ses possessions matérielles superflues en donnant, en jetant, en recyclant ou en vendant ses objets selon une démarche qui, si elle peut donner le vertige au premier regard, se révèle en revanche d’une efficacité et d’une simplicité redoutables :

  • 1er mars : un objet
  • 2 mars : deux objets
  • […] 31 mars : trente-et-un objets.

Les premiers jours, la démarche paraît anodine, mais dès la moitié du mois, avec plus de 15, 20 et 25 trucs à se débarrasser par jour, elle exige une certaine préparation.

Se donner des trucs

  • Un plan d’action
    Procéder pièce par pièce, puis par catégories d’objets (papiers, livres, etc.).
  • Un effort additionnel les journées de congé
    Profiter des week-ends ou des congés pour pallier ces journées où tout va trop vite. Personnellement, et en dépit de tout, je n’ai bouclé la fin du mois de mars qu’au début avril.

Simplifier : et après?

Se départir de plusieurs objets, nécessairement, permet de voir plus clair. On renoue avec son plancher, on redécouvre son univers, on reprend contact avec soi. On est moins obnubilé par les aléas liés au matériel pour se concentrer sur les humains, les relations, les expériences.

Après 10 jours, moins lourde de 55 objets, je me questionnais déjà sur la suite du processus. « C’est bien beau me départir de tous ces trucs, mais suis-je condamnée à saliver devant les vitrines ad vitam æternam? » Évidemment, non. Mais ce régime minceur est devenu l’occasion de mieux réfléchir à mes prochaines acquisitions. Acheter moins, acheter mieux?

Départie du superflu, je me sens paradoxalement plus riche.

Aller plus loin

Le #minsgame ne réinvente rien, on s’entend. Il s’agit d’une façon ludique d’emboîter le pas vers une vie allégée. Les bienfaits liés à la simplicité vont au-delà d’une mode. D’ailleurs, que nous vendent le minimalisme et le courant de simplicité volontaire, sinon bien des livres?

Justement, parmi les égéries qui promeuvent ce mode de vie, on compte Dominique Loreau et sa panoplie de délicieux ouvrages, Béa Johnson et son Zéro déchet planétaire et  Marie Kondo et le rangement. Plus sites web et autres blogues se spécialisent sur la question ou l’abordent ici et là :

Bonnes lectures!

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