La puberté et ses nombreuses facettes

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Avez-vous eu le droit à la réponse : ouf, bonne chance, en clin d’oeil à la période de l’adolescence, lorsque vous avez annoncé que vous attendiez une fille? Le maquillage, la puberté, les garçons qui rôdent autour, les expériences parfois nébuleuses, les changements physiques et les hormones qui se croient à La Ronde… La puberté est vécue différemment pour chaque personne, mais comme cette période n’a pas été vécu légèrement dans mon cas, je n’y rattache pas beaucoup de souvenirs mémorables. Les hormones dans le tapis, en quête de mon identité, d’autonomie et de paix.

Je devais avoir 11-12 ans lorsque j’ai découvert un livre rose sur mon lit. Ma mère ne m’a jamais parlé de puberté-sexualité, mais m’a fourni un outil pour répondre à mes questions. Dernièrement j’ai un peu paniqué, lorsque je me suis aperçue de quelques changements corporels sur le corps de ma fille de sept ans seulement. Je suis allée consulter son pédiatre pour qu’elle puisse me confirmer si j’avais raison de m’inquiéter des changements de mademoiselle. Heureusement, ses changements ne sont pas assez importants pour déclarer, hors de tout doute, qu’il s’agirait de sa puberté. Soulagée, le train-train quotidien peut recommencer… mais pas pour longtemps, je sais que ça s’en vient!

Curieuse comme je suis, j’ai cru intéressant d’apprendre comment la puberté est perçue dans diverses cultures et comme je suis bien entourée à ce niveau, j’ai décidé de vous en faire profiter. L’une des choses que j’associe à ma période de puberté est le journal intime. Avez-vous eu un journal intime? Je crois en avoir eu au moins 3, organisée comme je suis je les ai malheureusement perdus, mais j’aurais bien aimé les relire aujourd’hui.

Le journal intime est un accessoire important en Haïti, il n’est pas très courant en Tunisie et en Algérie. Au Sénégal sa popularité est variable tandis qu’au Laos et en Inde le journal intime est tabou. Parfois même un secret qu’on ne dit pas à sa meilleure amie. Au Salvador la tenue d’un journal intime n’est pas très populaire.

Petit topo

Tunisie et Algérie: les mères sont très fières malgré la peur de l’hypersexualisation, il y a souvent un beau rapprochement entre la mère et sa fille, mais c’est un sujet tabou devant les hommes. L’épilation à la cire est chose commune et les mères se plaisent à enseigner l’art de prendre soin de soi.

Sénégal: reliée au stress des maladies transmissibles sexuellement et les grossesses « surprises », la puberté n’est pas particulièrement bien accueillie. Pour réduire ces risques, les fillettes ont beaucoup moins de latitude lorsque les premiers changements font surface, car les garçons sont à l’affût de ces changements corporels.

Île Maurice: la puberté, c’est personnel. Les mères sont heureuses lors des premiers changements, mais sans plus. Personne n’en parle.

Laos: personne ne parle de puberté. L’apprentissage autonome est chose commune. La mère n’en parle pas, car elle confie à l’école la responsabilité d’informer adéquatement.

Salvador: à l’anniversaire de la quinzième année des jeunes filles, la famille célèbre la transition du stade de la femme. Une fête grandiose!

Haïti: Les parents ne parlent pas ouvertement de puberté, seulement pour les serviettes sanitaires, mais rendu adulte, il y a une grande ouverture à ce sujet.

Ces femmes m’ont également confié des choses qui se répétaient, peu importe leur culture. Ces femmes ont apprécié recevoir de l’information à ce sujet à l’école, car la plupart de ses femmes ont été instruites à ce sujet principalement grâce à ces cours. D’autres femmes ont été jusqu’à sauter des repas pour se payer un magazine qui parlait de cette thématique. Recevoir des conseils pour les soutiens-gorge n’aurait certainement pas été un luxe. J’ai également reçu plusieurs commentaires sur l’implication du père: sensibiliser au sujet des garçons aurait été très apprécié. Plusieurs questions sans réponses ont provoqué du stress qui aurait pu être évité. Qu’est-ce qui est normal et pas normal? Comment calculer mes menstruations ? Pourquoi j’ai cela et pourquoi j’ai mal?

J’ai encore un peu de temps devant moi, mais j’aimerais pouvoir préparer l’entrée de ma grande dans cette aventure en douceur. J’ai décidé de favoriser son autonomie en lui fournissant les accessoires nécessaires pour limiter quelques sources de stress (ce sera déjà ça). Maintenant j’ai besoin de vous, j’ai besoin de connaître vos conseils, votre coup de coeur en matière de livres informatifs sur la puberté ou bien un journal intime avec une particularité, voire même d’un artisan d’ici. Avec la technologie très présente en 2016, je me questionne sur l’importance du journal intime en papier…

Note: Les informations qui m’ont été confiées ne font pas partie d’un sondage avec majorité, j’ai seulement permis à ses femmes (20-35ans) de nous partager leurs expériences avec leurs perceptions des choses.

1 commentaire

  1. intéressant d’apprendre sur comment cela est vécu selon les cultures
    Ici avec 3 filles faudrait aussi je me prépare à ca meme si c’est dasn longtemps

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