Le temps des fêtes en est un de traditions par excellence!

D’ailleurs quelle différence y a-t-il entre un rituel et une tradition ?

Et bien, une tradition c’est quelque chose qui revient au fil du temps, par exemple; manger de la tourtière ou la fameuse dinde pour le réveillon de Noël. Souvent, les traditions vont puiser leurs origines dans l’histoire. Il peut s’agir de règles imposées à certaines époques, de gestes posés faute d’autre moyen, d’habitudes perpétuées en raison de l’abondance ou la rareté de certains aliments, objets, possibilités, etc.

Art sur soie: arbre de lumière de Mary Ann Holey (Etsy).
Art sur soie: arbre de lumière de Mary Ann Holey (Etsy).

Le rituel, lui, prend son sens dans le fait d’avoir une intention. Ainsi la traditionnelle bénédiction de la nouvelle année, offerte par le père à ses enfants, est faite dans l’intention que tout aille pour le mieux, d’honorer, de veiller, de s’assurer que le meilleur arrive.

La beauté du rituel c’est que l’on peut l’inventer, l’ajuster, l’adapter à souhait. Ainsi tout est possible, par tout le monde, tout le temps! Histoire de vous inspirer, j’ai eu le gout de vous partager quelques rituels du temps des fêtes glanés ici et là. À vous d’y mettre vos couleurs, votre essence, pour ce que cela fasse sens pour vous et les vôtres.

Boucler un cycle

Avec le temps des fêtes arrivent décembre et la fin de l’année. Un bon moment pour prendre le temps de se déposer et de remonter le fil de ces mois passés. Retourner sur nos pas et prendre conscience de tout ce que nous avons accompli, tout ce que nous avons traversé, tout ce que nous avons surmonté, tout ce que nous avons partagé, pleuré, apprécié. Parfois, la vie va vite, nous passons d’une émotion à une autre, d’un état d’âme à un autre, d’un espoir à un autre sans toujours avoir ou prendre le temps d’accueillir, d’apprécier, de comprendre, de faire des liens, de tirer un enseignement. La fin de l’année est un moment magique pour faire un collier de tout ce qui nous a habités, un chapelet à égrener, à contempler, à se remémorer qui souvent contient notre médecine, la réponse à de nombreuses questions, l’assemblage de tous nos choix et décisions. Ceci sans oublier la possibilité de magnifier, de transcender les moments plus difficiles qui eux aussi sont porteurs d’enseignements. Cela devient une belle occasion de résilience et d’appréciation de la personne que l’on est.

Confectionner des présents

IMG_6024Confectionner des présents, c’est donner libre cours à notre créativité, faire exister une partie de nous qui souvent est cloitrée, libérer au grand jour des talents cachés, profiter du plaisir simple du travail manuel. Un travail qui souvent nous permet de sortir de nos obsessions mentales, de prendre du repos de certains dossiers prenants, de nous retirer à l’intérieur de nous et de côtoyer notre âme, notre chuchotement intérieur à l’abri du brouhaha extérieur. C’est également la possibilité d’imprégner, d’infuser, notre création d’une pensée, d’un clin d’œil particulier à l’intention de la personne à qui est dédiée la confection.

Lire des histoires, faire des biscuits, jouer dans la neige

christmas-cookies-553457mTous ces moments que l’on fait parfois par habitude parfois par obligation peuvent devenir de véritables rituels si nous les accomplissons en pleine conscience. Conscience de se coller, de se blottir et de lire, non pas une histoire vite vite pour espérer un endormissement rapide, mais une, deux, trois, quinze histoires, sans presse, sans temps, sans objectif autre que le plaisir pur de sentir la chaleur de l’autre se mélanger à la notre, de s’apaiser, de contempler ce bonheur simple que d’être ensemble, au chaud en sécurité. Et c’est pareil pour les biscuits ou les jeux dans la neige; quel privilège! Vivre dans l’abondance des ingrédients, l’odeur réconfortante de la cuisson, la frénésie et l’enthousiasme de s’ébrouer dehors librement, de contempler nos enfants vivants, d’apprécier la possibilité que tout soit parfait le temps d’un fragment d’éternité.

Se rassembler

Le mot rituel signifie « relier ». Relier les gens les uns aux autres, se relier à soi, se relier à la nature. Certains diront que dans le temps des fêtes on voit du monde en masse, peut-être même trop. Pourtant ce n’est pas la réalité de tous; les immigrants sont nombreux à être sans famille, les étudiants étrangers aussi, et puis selon nos moyens financiers, notre état de santé ou le métier que l’on exerce il se peut qu’il nous soit impossible de rejoindre le reste de notre tribu. Sans compter que certaines fêtes de famille sont pleines de tensions et se révèlent épuisantes. Alors prendre un moment avec des gens que l’on aime et qui nous inspirent vraiment est important, précieux et merveilleux !  Ces moments de rassemblement nous nourrissent, rendent hommage à qui nous sommes, à ce que nous tissons ensemble et nous permettent d’être accueillis dans notre entièreté.

Passer au suivant

Dernièrement une famille qui habite notre région, brunchait au restaurant avec leurs 4 enfants. Lorsqu’ils sont allés à la caisse pour payer, ils ont eu la bonne surprise qu’on leur dise que des gens avaient payé leur facture! Chez nous on commande chaque Noël un cipaille. C’est une façon de vivre le temps des fêtes, de s’octroyer un congé de repas et de déguster du gibier. En fait, on en commande deux. Parce que chaque année on offre le 2e! On peut apporter un sapin à la vieille dame qui habite en bas de notre appartement, au voisin qui vit seul, à la maman monoparentale ou à notre meilleure copine! Partager le réveillon avec un étudiant étranger, un sans-abri, une personne à qui notre énergie fera tout simplement du bien.  Ceci pour que ce que nous portons de précieux en nous rayonne et contribue à supporter notre communauté.

Faire des vœux

pexels-photomChez nous on fait un vœu chaque soir alors que l’on allume une bougie de la spirale de l’avent, puis on fera un vœu en offrant notre présent le soir de Noël et on fera encore des vœux pour la nouvelle année. Parce que faire un vœu, c’est la possibilité de laisser parler son cœur, de s’imaginer le meilleur, de mettre en place les petites pierres qui nous conduiront jusqu’à nos rêves et nos espoirs. Et puis lorsqu’on fait un vœu, on peut le faire pour soi, pour notre famille, notre communauté, le monde… et ainsi porter notre lumière aux quatre coins de la Terre.

Bon temps des fêtes!

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Laetitia Toanen
Laetitia Toanen est mère de 3 enfants et d’une petite étoile. Femme dévouée, accompagnante, elle fait l’école à la maison depuis 10 ans et est l’auteur de différents livres, articles, ateliers et conférences traitant de l’adoption, du maternage, de la vie de mère et des rituels au fil de la vie. Passionnée par les cultures ancestrales, elle s’intéresse depuis longtemps au lien qui unit l’homme à la Terre ainsi qu’aux différentes relations qu’entretiennent les femmes entre elles, de par le monde. Soucieuse d’offrir aux femmes d’ici, un espace d’intimité pour renouer avec leur créativité, leur fertilité et leur féminité elle propose différents rituels autour des tentes rouges, bâtons de lune, lune noire, blessing way et première lune afin de célébrer la nature cyclique de celle-ci. C’est l’occasion de cercle de paroles remarquables, d’activités uniques pour se connecter à soi-même et découvrir la sérénité d’appartenir à un clan. Vous pouvez la retrouver sur son blogue Rebelle des bois ou sur Chemins de traverse pour les rituels.

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