J’ai déjà jugé une situation parentale qui se déroulait sous mes yeux. Ça m’arrive probablement de le faire encore, par réflexe, on dirait. Pis je n’en suis pas fière… (pis je garde tout ça pour moi!). Cependant, étant aussi de plus en plus dans le rôle de la « jugée » en public, j’ai appris que quand on voit un petit bout de crise / un enfant qui veut grimper dans l’étalage de l’épicerie / un préado assis dans le panier comme un « petit », ben on ne sait pas trop ce qui se passe. C’est facile de juger ce qui se passe sous nos yeux sans en avoir tous les détails, sans connaître toute l’histoire.

C’est facile de juger un parent qui donne une tablette à son enfant au restaurant comme s’il voulait « s’en débarrasser » / « ne pas avoir à s’en occuper » alors que:

  • c’est peut-être les seules 5 minutes sans être en interaction avec son enfant qu’il aura dans la journée;
  • son enfant a peut-être besoin d’être stimulé en tout temps, pis le parent a faim;
  • c’est juste pas de nos affaires…

C’est facile de juger un parent qui semble un peu démuni devant une crise de son enfant à l’épicerie alors que:

  • c’est peut-être la millième crise de la journée pis le parent n’en peut plus;
  • on pourrait aller demander au parent s’il a besoin de quoi que ce soit;
  • c’est juste pas de nos affaires…

C’est facile de juger un parent qui doit accomplir des choses simples pour aider son enfant qui a clairement l’âge de pouvoir les faires alors que:

  • l’enfant s’est peut-être blessé et le parent préfère lui donner un coup de main;
  • l’enfant n’en est peut-être juste pas capable, ça arrive(!);
  • c’est juste pas de nos affaires…

Je lance ça en l’air de même… des pistes de réflexion avant de lâcher un jugement full gratuit et pas subtil sur une situation qui se passe devant vos yeux. Avez-vous pensé au fait que le parent devant vous, ça se peut qu’il ne feel pas aujourd’hui… ou depuis un bon bout? Avez-vous pensé au fait que l’enfant a peut-être une condition médicale connue ou en évaluation lui créant des limitations au quotidien, que ce soit des limitations physiques, intellectuelles ou même en gestion des émotions? Avez-vous pensé au fait que votre façon d’élever vos enfants vous appartient et que vous ne pouvez assumer qu’elle est adoptée par tous les parents du monde?

Alors à toi qui m’a pointée du doigt à ton mari en chuchotant trop fort alors que j’aidais mon grand de 5 ans à enlever ses souliers pour qu’il puisse aller dans un jeu gonflable, t’as pas pensé que mon garçon n’était pas nécessairement « LÂCHE »? Et surtout… qu’il pouvait t’entendre? Pis tsé, même s’il était lâche, est-ce vraiment ton problème….?

1 commentaire

  1. Effectivement, parfois on juge trop sévèrement un parent sans avoir tout le contexte dans notre face. Parfois, aussi, on ne juge pas assez sévèrement un parent qui perd les pédales avec son/ses enfant(s) parce qu’on ne veut pas s’en mêler… Exemple de ma part : Côtoyant un parent que plusieurs considéraient déjà comme très dur et menaçant avec sa marmaille, un jour que nous étions dans un parc ensemble, à plusieurs reprises, je l’ai vu frapper le bout des mains (les doigts) de ses enfants pour n’importe quoi, toujours en prétextant qu’ils avaient couru après. À un moment donné, après lui avoir dit que je ne trouvais pas que ses enfants semblaient le chercher comme il le disait, mais plutôt qu’il avait la mèche courte et qu’il les «trouvait» solide, qu’il a encore tapé les doigts des enfants qui semblaient habitués à tendre leurs deux bras à leur papa, au lieu d’en rajouter et de lui dire ma vraie façon de penser (faut dire que je me suis dit qu’il risquait de faire pire dès que j’aurais le dos tourné parce qu’il croierait que c’était à cause de ses enfants que je portais un jugement négatif sur lui), j’ai ramassé mon petit et j’ai sacré le camp.

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