Ma fille, ma louve, ma grosse grise. Je crois que j’avais tenu pour acquis que tu serais là pour toujours. J’avais oublié qu’un jour, il y aurait la vie sans toi. Je n’avais jamais pu imaginer me tenir là devant toi, alors que tu vis ta dernière seconde. Tu es arrivée dans ma vie alors que moi, je commençais à être une adulte.

Tu as été mon bébé. J’étais ta jeune maman, un peu désorganisée, aux études, avec peu de moyens. Tu m’as accompagnée. Je t’ai tellement aimée. Tu as été là quand j’ai fait de mauvais choix, quand j’ai eu de la peine, quand j’ai vécu de beaux succès et quand j’avais besoin de réconfort. Tu m’as tendu la patte même si parfois je ne le méritais pas. Tu m’as suivie dans mes projets et tu as connu mon bon et mon mauvais. Quand j’ai eu peine à m’occuper de moi même, tu ne m’en as jamais voulu. Tu es restée là pour que je fasse couler mes larmes dans ton bedon doux.

Comme ce jour, ce jour où tu étais trop veille pour avoir une belle vie et j’ai dû choisir de te laisser partir. J’ai passé une dizaine de minutes à pleurer collée contre toi avant que le vétérinaire vienne te délivrer de ton mal. Je t’ai demandé pardon pour cette lourde décision. Pour les fois, où ta grosse patte dans mon visage à 5:00 du matin m’a énervée, pour avoir brimée ta tranquillité en te mettant un petit frère dans les pattes, pour avoir passé moins de temps à la maison dernièrement et surtout, pour avoir fait le choix de te laisser partir. Je t’ai dit merci. Merci pour ton écoute et tes câlins. Merci d’avoir été une si bonne fille malgré les changements que je te faisais vivre. Merci d’avoir été ma source de réconfort et d’avoir été la raison pour laquelle je m’accrochais dans les moments plus durs.

J’ai vu tes yeux se lever vers moi et tu n’as jamais terminé ta dernière lichette. Tu es partie devant mes larmes inépuisables et ma vulnérabilité entière. Un long chapitre se termine. Un nouveau commence. On a été ensemble durant 15 ans, on a été nous dans le beau et dans le laid. On a été ensemble jusqu’à la fin, mais j’étais seule après ce dernier adieu. Je me surprends à regarder les étoiles tous les soirs en cherchant celle qui brille le plus. C’est notre étoile, celle de l’amitié, de la fidélité et du réconfort. Je t’aime ma louve et je ne t’oublierai jamais.

Pour en parler avec les enfants

Le deuil d’un animal peut être complexe pour un enfant. Il est d’ailleurs recommandé de rester honnête, mais de laisser de côté les détails inutiles qui pourraient alimenter négativement l’imaginaire des tout-petits. De plus, il pourrait s’avérer néfaste d’éviter le sujet et ne pas parler de peine, tout comme mentir au sujet du départ de l’animal (ex.: notre chien s’est sauvé).

La meilleure recommandation demeure le petit rituel pour l’animal. Il peut s’agir d’une petite plaque commémorative dans le jardin, une envolée de ballon, dans lequel on insère un petit mot d’adieu ou un dessin ou bien la création d’un collage en scrapbooking. Pour ma part, j’ai utilisé un pot Masson dans lequel j’ai inséré une photo. J’y ai déposé son jouet préféré ainsi qu’une bouteille avec du poil et un petit sac de sa gâterie favorite.

Suggestion de lecture: « Le chien de Max et Lili est mort » de Dominique St-Mars aux éditions Calligram

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

This blog is kept spam free by WP-SpamFree.