Celebration du solstice
Gaïa Orion / ArtbyGaia.com

Après un hiver interminable et un printemps timide, le solstice est bel et bien à nos portes. Ce jour fabuleux où la lumière est à son apogée, où la clarté durera jusque tard le soir annonçant enfin l’arrivée de l’été. Aussi le temps est venu de célébrer.

Le solstice est un moment magnifique pour honorer la lumière sous toutes ces formes, au sens propre comme au sens figuré. Ainsi on peut prendre un temps pour apprécier le Soleil; aller se balader en forêt et raconter aux enfants comment il fait pousser les arbres et les plantes, sentir sa chaleur sur notre peau (finit les gros manteaux) et se rappeler qu’il nous apporte des vitamines essentielles à notre santé, s’étendre sur une chaise longue pour lire ou recharger nos batteries comme il le fait avec son énergie propre et renouvelable ou encore faire la fête puisqu’il contribue à notre bonne humeur!

On pourra aussi en profiter pour mettre des graines en terre (des tournesols par exemple), réaliser un gâteau en forme de soleil, manger des aliments jaunes, dessiner, peindre, conter, chanter, cet astre lumineux qui nous éclaire.

C’est également une bonne occasion pour faire un passage de l’ombre à la lumière. Laisser derrière nous la lourdeur de l’hiver, les tergiversations du printemps et entrer confiant dans l’été, la saison du déploiement. Le feu peut nous soutenir dans cette odyssée où l’on pourra jeter à la braise ce dont nous souhaitons nous départir. S’il n’est pas envisageable de faire un feu on peut utiliser une bougie ou alors offrir à la terre ce dépouillement en guise de compost, qui à son tour, permettra la croissance d’autres, possibles lors des cycles à venir.

On peut également utiliser la métaphore et se demander : « Quelle est ma lumière ? Qu’est-ce qui m’anime? Qu’est-ce qui nourrit mon feu sacré ? » La question est grande, mais par chance c’est la journée la plus longue qui s’offre à nous. S’offrir un temps pour cheminer à l’intérieur de nous, faire un état des lieux, prendre la pleine mesure de qui nous sommes, réaliser que ce qui nous tient debout n’est pas un luxe, mais bien une nécessité. Il s’agit d’un acte de conscience, de présence garant de nos pas à venir. Les rituels ont cette vertu; arrêter le temps quelques instants, se couper de la cohue, taire le bruit, arrêter le va-et-vient et revenir vers soi, notre jardin sacré parfois oublié, notre petite voix souvent étouffée et prendre le temps de tendre l’oreille, d’écouter, de sentir, d’accueillir. Il se peut que ce ne soit pas très agréable, que les larmes, la colère, la déception ou la frustration montent et c’est bien comme ça. Il n’y a rien à faire. Seulement accueillir, laisser la vague passer, une fois, deux fois, trois fois … le nombre de fois dont vous aurez besoin pour qu’elle s’apaise. Après apparaitra la lumière, votre petite ou grande flamme, votre élan pour la vie, votre amour. De quoi cela est-il fait ? Vous pouvez l’écrire, prendre le temps de le déposer, de le digérer, de l’apprivoiser. Et ensuite, partagez-le ! Partagez-le avec votre compagne ou compagnon, avec une amie au bout du monde, un parent, vos enfants afin qu’ils deviennent témoins de ce passage, complices de votre lumière, gardiens de cette étincelle rejaillie.

De tels moments, qu’il s’agisse de la marche en forêt, du feu ou de la quête de votre lumière intérieure, peuvent assurément se vivre seul. Mais vous pouvez aussi convier parents et amis pour en faire un moment de célébration, de confiance et de tissage de liens. Ainsi vous pouvez introduire le moment en déclarant votre intention; par exemple, aujourd’hui nous célébrons la lumière.

Puis vous pouvez poursuivre par un moment de calme afin de permettre à chacun de s’ancrer dans le moment. Vous pouvez vous tenir en cercle assis ou debout, vous coucher au sol et observer le ciel en respirant doucement. Après quelques instants, partagez votre désir d’aller vous promener face au soleil, de jeter vos vieilles pelures au feu ou de partir à la rencontre de votre lumière intérieure. Si le calme facilite l’introspection, il n’est pas nécessaire d’en faire un moment dramatique. D’autant que si vous souhaitez faire participer vos enfants vous aurez intérêt à ce qu’ils puissent bouger, rire, échanger. Cela contribuera à l’enthousiasme et la portée du moment.

Une fois votre rituel achevé, vous pouvez terminer par une danse, un chant, une étreinte, une photo pour vous rappeler ce grand moment de connivence et de gratitude… dans la lumière!

Celebration du solstice
Gaïa Orion / ArtbyGaia.com
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Laetitia Toanen
Laetitia Toanen est mère de 3 enfants et d’une petite étoile. Femme dévouée, accompagnante, elle fait l’école à la maison depuis 10 ans et est l’auteur de différents livres, articles, ateliers et conférences traitant de l’adoption, du maternage, de la vie de mère et des rituels au fil de la vie. Passionnée par les cultures ancestrales, elle s’intéresse depuis longtemps au lien qui unit l’homme à la Terre ainsi qu’aux différentes relations qu’entretiennent les femmes entre elles, de par le monde. Soucieuse d’offrir aux femmes d’ici, un espace d’intimité pour renouer avec leur créativité, leur fertilité et leur féminité elle propose différents rituels autour des tentes rouges, bâtons de lune, lune noire, blessing way et première lune afin de célébrer la nature cyclique de celle-ci. C’est l’occasion de cercle de paroles remarquables, d’activités uniques pour se connecter à soi-même et découvrir la sérénité d’appartenir à un clan. Vous pouvez la retrouver sur son blogue Rebelle des bois ou sur Chemins de traverse pour les rituels.

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