vie de rêve

LA VIE DE RÊVE
À chacun sa définition, que ce soit de s’acheter une belle grosse maison, d’avoir assez d’argent pour voyager autour du monde, de passer l’hiver au chaud, de collectionner des voitures exotiques ou d’avoir un walk-in avec un rack à souliers illuminé.

Mais parfois, “la vie de rêve” est moins glamour et, au lieu d’être enviée, elle est alors considérée irresponsable ou irréfléchie. Choisir de faire un métier inusité, pratiquer la simplicité volontaire, avoir 8 enfants, faire l’école maison, s’acheter une maison “pour bricoleur seulement”, élever des poules et s’autosuffire… Dans notre cas, notre “vie de rêve” tombe dans la deuxième catégorie (le chemin de garnotte, pas la grosse autoroute).

1998
J’ai 18 ans, la vie devant moi. Je travaille chez McDo depuis 3 ans, j’écoute des films, je boude l’école et j’apprends Photoshop sans but précis. La dernière chose à laquelle je pense, c’est le futur (un savant mélange de peur et de je-m’en-foutisme). Je m’intéresse aux humains, mais j’ai souvent du mal à les côtoyer/apprécier. Pour y voir plus clair, j’écoute souvent le Canal Vie, fraîchement débarqué sur notre forfait télé. J’entends parler de l’école maison, très intéressant, je garde l’information pour le “moi du futur” et je retourne faire des Big Macs, insouciant.

2008
Après 13 ans à passer d’une jobine à l’autre, j’ai compris que je n’apprécierais jamais avoir un patron, des collègues (qui trépignent trop à jaser de la météo et du chanteur qui n’aurait pas dû être éliminé la veille), un horaire et des règlements farfelus à respecter. Je décide donc d’utiliser les “skills” développées 10 ans auparavant dans Photoshop pour lancer ma propre boîte de design graphique.

2009
Je rencontre ma conjointe actuelle, mère de nos deux fistons (nés en 2011 et 2013), propriétaire du blogue que vous lisez en ce moment. On jase du futur, j’ai encore peur, mais ce n’est plus la dernière chose sur ma liste de priorités. On parle d’enfants, de nos rôles, d’école maison (merci Canal Vie), c’est très excitant, mais ça semble encore loin.

2017
9 ans que je suis travailleur autonome, difficile de regretter mon choix. J’ai essuyé des refus, célébré de belles victoires, sacré, travaillé 80 heures par semaines, mangé des sandwichs au beurre de pinottes plusieurs soirs de suite, acheté quelques bouteilles de champagnette et sacré de plus belle.

Aujourd’hui, je travaille peu, mais suffisamment pour les choix qu’on a faits en famille. Je passe la plupart de mes journées avec nos enfants (ils n’ont jamais été à la garderie) on découvre, on explore, on regarde le ciel, on s’émerveille, on prend le temps de vivre et j’essaie d’être un meilleur père que la veille chaque jour (et parfois ça marche).

NOTRE VIE DE RÊVE
Nous l’avons presque. Nous travaillons tous les deux à notre compte, nous n’avons pas d’horaires, pas de dettes (merci à la trésorière de notre couple), des économies (lire merci précédent), du temps de qualité avec nos enfants. Nos garçons se lèvent quand ils ont fini de dormir, nous sommes rarement pressés.

Actuellement, nous sommes en mode épuration de notre matériel, du même coup, on réalise que tout ce trop-plein de matériel vient souvent d’achats irréfléchis, donc on essaie d’acheter moins et plus intelligemment. Cette année on commence officiellement l’école maison avec le plus vieux et, si tout se passe bien, nous achèterons notre première maison au printemps 2018. Bref, ça bouge beaucoup et les pièces de notre puzzle “vie de rêve” s’assemblent tranquillement, mais sûrement.

RIEN N’EST IMPOSSIBLE (OU PRESQUE)
Arrêtez de remettre vos rêves à plus tard, que ce soit par peur du jugement des autres ou par peur de l’échec. Arrêtez de dire que vous ne pourriez pas changer votre situation, que vous ne pouvez pas vous le permettre, que vous n’avez pas la chance de pouvoir prendre des risques.

Tous les gens que vous trouvez chanceux ont commencé par oser une idée qui était probablement farfelue et risquée. N’attendez pas que vos idées fassent l’unanimité dans votre entourage avant de les essayer. N’attendez pas le timing idéal, ce moment où tout s’aligne parfaitement, il n’arrivera jamais.

Osez, le pire qui peut vous arriver, c’est d’y trouver le bonheur, votre bonheur.

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