to-do

Quand je travaille, je fonctionne avec des listes pour une raison toute simple: j’ai une mémoire de shnoute! Les listes ont vraiment de nombreux avantages; elles me permettent de rester organisée, de ne rien oublier, de ressentir de l’accomplissement quand je peux y cocher une tâche faite… Les listes ont également des points négatifs; la pression de finir la liste et ce sentiment que mon travail n’est jamais terminé. Ce dernier m’a d’ailleurs joué de nombreux tours dans les dernières années; depuis que je suis à mon compte en fait. Jusqu’à ce que je réalise que ma To-Do List ne serait tout simplement jamais terminée, jamais vide.

Quand mon blogue a commencé à m’apporter du travail régulier il y a quelques années, je travaillais un nombre épeurant d’heures. Pis c’est plate parce que j’avais quitté l’industrie touristique quelques années auparavant pour cette même raison. Cependant, dans le cas de mon blogue, comme le travail se faisait de la maison, je me disais: au moins je suis à la maison.

Je coupais donc sur mon temps de sommeil, mes soirées et mes weekends. Je travaillais chaque fois que je le pouvais. Je ne prenais jamais de temps pour moi. Puis tout ça, je le mets beaucoup sur le dos de mes petites listes. En fait, c’était MOI qui ne comprenais pas quelque chose d’important; que mes petites listes ne seraient jamais vides. Et il y a du positif dans ça; ça veut dire que j’avais du travail régulier qui rentrait. Mais mon incompréhension de ce concept bien simple faisait en sorte que je travaillais tout le temps, je passais moins de temps de qualité avec mes enfants (je les voyais beaucoup cependant, j’avais un bureau à aire ouverte à l’époque) et je m’épuisais.

Avec le temps, j’ai pris des décisions. J’ai évalué ce qui était vraiment important pour moi (de cette façon) et j’ai réduit drastiquement le nombre d’heures que je mets sur le travail dans une semaine. Oui, je reste disponible pour des projets rush, mais je me donne le luxe de dire non. Ma semaine idéale de travail est de 3 jours, c’est ce que j’ai fait pendant l’été (à l’exception de deux semaines) et c’est ce que je reprendrai après le rush de la rentrée.

C’est vraiment en jasant avec une copine qui travaille vraiment BEAUCOUP TROP (lol, tu te reconnais?) que j’ai réalisé que ce qui nous différenciait, c’était que j’avais compris que je ne pouvais pas « tout faire ». J’avais compris et je m’en donnais le droit, surtout. J’ai compris que c’était normal de me lever le matin et de continuer les tâches de la veille. Que de dire « non » souvent donnait un bon coup de main également, même si ça peut nous rendre moins sympathique (ou nous faire penser que ça nous rend moins sympathique). Que ma To-Do list est éternelle, elle ne sera jamais terminée, à moins d’être dans une période creuse où je n’ai plus de travail (et ce n’est pas quelque chose que je souhaite).

Travaillez-vous avec des listes à cocher (to-do list)? Sentez-vous une pression à terminer votre liste?

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