L’équilibre durant le temps des fêtes peut être vraiment difficile à atteindre pour toutes les familles. On sort souvent de cette période de réjouissances encore plus fatigués qu’au début et ça nous prend des semaines pour nous en remettre.

Jusqu’à il y a quelques années, nous faisions partie du lot. Les soirées, activités, partys se suivaient a un rythme fou comme pour tout le monde.

Puis, la remarque nous est venue de la grande fille de mon mari, qui vit à l’extérieur avec sa mère et nous visite généralement après Noël pour une période d’une semaine à dix jours. Elle nous mentionnait, il y a trois ans, qu’elle aimerait mieux pouvoir se reposer davantage et réduire le rythme des soupers ou soirées organisées (elle faisait référence à l’année précédente).

Ça nous a permis de nous questionner sur les événements auxquels on veut vraiment assister et revoir notre planification globale. Puis dans le contexte où sa petite sœur (ma grande à moi) est autiste, nous avions également une autre perspective sur le sujet. En effet, elle a besoin de se retrouver sans obligations multiples, avec une certaine liberté dans ses activités à la maison (qu’elle peut choisir à sa guise). C’était non seulement une bonne idée, mais essentiel et globalement assez sain pour son équilibre et par conséquent, le nôtre.
Par la suite, et avec les essais, nous avons établi notre équilibre à une soirée\journée\activité suivie de 3 jours de repos avec des obligations réduites, ne serait-ce que d’aller se glisser ou prendre une marche en famille, si le cœur nous en dit. Cet équilibre est essentiel pour nous permettre à tous d’apprécier nos vacances des fêtes, mais également de retourner dans notre routine, reposés, heureux et plein d’énergie pour les semaines d’hiver à venir.
Je ne pense pas que notre façon de faire est la bonne nécessairement pour tout le monde. Mais considérant nos besoins, c’est la nôtre.

Cela m’a aussi permis de me rendre compte que certaines « obligations » que nous nous imposons ne sont pas autant des obligations que des désirs parfois. Nos désirs à nous adultes sont importants, mais il faut mettre le tout en perspective avec les « besoins » de nos enfants.

Cette année, je réalise aussi que comme c’est sa première année à l’école (maternelle), je vois bien que rendue au début décembre, elle est saturée. Comme nous, elle a hâte (autant qu’elle en a besoin) aux vacances et il faut lui réserver du temps pour elle, en pyjama toute la journée, sans horaire à respecter.

Nous faisons face à un grand retour en force d’effondrements émotionnels plus fréquents et trop de stimulation sensorielle du temps des fêtes ne ferait qu’empirer la situation.

C’est pour toutes ses raisons que pour nous, dorénavant, le rythme est réduit. Puis on fait fi de ce que les autres pensent de notre horaire. On choisit nos activités et nos déplacements et on s’en porte vraiment mieux. Ça facilite notre temps des fêtes et nous y retrouvons notre propre équilibre. Notre nouvel horaire nous permet d’apprécier vraiment le sens de cette fête qu’est Noël, de nous retrouver et de profiter du bon temps ensemble et dans une atmosphère agréable pour notre famille. C’est ça qui est le plus précieux après tout.

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