Comment choisir un BON orthodontiste?

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L’été dernier, je suis tombée vraiment en bas de ma chaise quand notre dentiste m’a annoncé la nouvelle. « Madame, votre fille a besoin de broches. Ses canines sont coincées à l’horizontale dans le palais… Je vais vous référer à un bon orthodontiste. »

Je ne l’avais jamais vu venir. Elle avait les dents droites la poulette. Bah, une petite craque mignonne entre les palettes qui lui donnait du charme, mais sinon, je ne voyais pas l’intérêt de réhypothéquer la maison pour lui mettre de la broche à poule sur le dentier.

Suis-je en train de me faire avoir moi là?

Tsé, je ne suis pas dentiste. Mon cours de bio de secondaire 3 est assez loin dans mon tiroir de la mémoire. Pis dans mes souvenirs, à part apprendre le vrai nom des dents (non, palette n’est pas le vrai nom de vos dents du devant), je ne pense pas avoir vu autre chose dans le chapitre sur la dentisterie anyway.

« Si on laisse ça aller comme ça, les canines de bébé vont finir par tomber. D’ailleurs, elle a au moins deux ans de retard là-dessus. Puis, les canines d’adultes ne pousseront jamais et là le bordel va commencer. Les autres dents vont se déplacer et elle aura vraiment, vraiment des dents croches avec tout ce que ça implique. »

Ouin. Lui, il n’avait pas une cenne à faire avec moi sur le fait que ma middle one ait des broches. Il n’avait que son expertise de la chose à me partager.

Au fil du traitement de ma fille, j’ai réalisé que j’avais aussi besoin de broches! Mon problème est vraiment différent du sien, mais nous sommes maintenant deux brochés dans la famille!

Mais comment choisir son ortho?

À mon travail, nous sommes quatre adultes à avoir des broches. Oui, oui, quatre! Nous avons tous des orthos différents et chacun à sa façon de voir les choses. Par exemple, le mien commence souvent ses traitements par un appareil, un palais, qui sert à rectifier l’occlusion (la façon dont les dents ferment ensemble) et à donner de l’espace en haut et que l’on porte entre six et neuf mois avant d’avoir nos broches. Il met aussi des bagues sur les dernières molaires. Ma collègue n’a eu aucune bague, ni d’appareil. L’autre a des Invisalign (des coquilles transparentes qui s’enlèvent). La dernière a comment moi : des bagues sur les molaires.

Bref, il y a autant de types de traitements que de types de problèmes que de genres d’ortho. Si vous n’aimez pas ce qu’on vous dit, changez de place. En moyenne, les traitements durent 3 ans. C’est long 36 mois avec des gens que l’on n’aime pas…

Pour le reste, les orthos sont membres de l’Ordre des dentistes du Québec. Ils ont l’obligation de tout faire en leur pouvoir pour sauver votre dentition.

Règle #1 : Quand on consulte pour ses dents, il faut avoir confiance!

J’ai donc ouvert le bottin à la recherche d’un ortho. Mon dentiste m’en a référé un, mais j’étais quand même curieuse de voir ce que la vie avait à nous offrir à ce chapitre. Dans ma ville, il y a trois « vrais » orthos. Quelques dentistes en font, mais si votre problème est important, je vous conseille vraiment d’aller voir quelqu’un qui a son diplôme d’orthodontiste accroché au mur de son bureau.

J’ai donc pris rendez-vous avec deux d’entre eux pour une évaluation. Le premier chargeait 50 $ et l’autre 95 $ pour ce premier rendez-vous. On parle du simple au double! Quand même!

Jasez avec les gens autour de vous. Qui ont-ils vu? Personnellement, c’est mon amie Marie-France qui m’a référé à mon ortho. Elle m’a raconté qu’elle était allée le voir avec ses deux plus vieux et lui avait dit que ses enfants n’avaient pas besoin de broches même si leurs dents n’étaient pas parfaitement alignées. Ça m’a rassurée de savoir que cette personne ne cherchait pas à faire du cash sur le dos de n’importe qui.

J’ai aussi aimé le fait qu’il faisait équipe avec d’autres orthos. Par exemple, si un malheur arrivait et qu’il doive s’absenter, ses collègues (même s’ils pratiquent dans une autre ville) arrivent à la rescousse.

Aussi, avec ses amis orthos, ils se rencontrent une fois par mois pour discuter des cas plus difficiles (dont le mien!) et établir des plans de traitement bien adaptés à tous. Tsé quatre têtes qui cogitent ensemble valent mieux qu’une!

Règle #2 : Si vous êtes plus serrés, magasinez!

La question du cash fait peur à bien du monde quand on apprend qu’on doit affronter un traitement orthodontique. Ici, on a commencé à l’automne et je dois dire que c’est pas mal moins pire que je l’anticipais.

C’est sûr que mon assurance collective couvre une minime partie du traitement : 2000 $ des 9 000 $ qu’on m’a facturés. Il reste quand même ben 7000 $ à assumer. Je pensais déjà à sortir mes REER quand la secrétaire m’a expliqué la vie.

Premièrement, un bon ortho vous fera un crédit maison sans intérêt. Si on vous réfère à Accès ou Dentaide machin, changer d’ortho.

Ensuite, on étalera vos paiements sur toute la durée du traitement. Ici, on parle de 30 mois. Ça fait pas mal moins peur comme ça. « Si ça ne vous convient pas ou que c’est trop pour vous, on allonge le tout. Un mois, c’est plus difficile, appelez-nous. On va s’arranger », qu’on m’a dit. Fiouf.

Pis sachez-le, c’est DÉDUCTIBLE d’impôt à 100 % tant au fédéral qu’au provincial! Ça rentre dans les frais médicaux. Oui, oui!

Si vous le pouvez, regardez dans les villes voisines aussi. Les frais peuvent varier pour de multiples raisons : loyer et taxes moins élevées par exemple.

Oui ce sont des sous. Beaucoup de sous. On ne le dira jamais assez. Les dents, ce n’est pas seulement qu’esthétique : c’est la base de la digestion! Si la position de vos dents sont n’importe comment, vous mastiquerez mal, vous digèrerez mal et votre santé sent ressentira directement! Dans mon cas, mes dents avaient tellement bougé que j’étais rendue incapable de manger de la viande! J’ai fait le pari de la santé avec ce traitement!

Règle #3 : Osez parler de sa situation financière avec votre ortho.

En arrivant, chez le premier ortho, j’ai été séduite. Non pas par le déco (ça doit dater de 1986), mais par le personnel. Les assistantes dentaires rencontrées avaient toutes le sourire. Mais ce qui m’a frappée le plus, c’est leur âge! La secrétaire m’a dit que la moyenne d’ancienneté était de 20 ans! Ça parle je trouve.

On va se dire les vraies affaires, quand on entreprend un traitement chez un ortho, c’est ben plus avec les assistantes et la secrétaire que vous allez dealer. Dans les faits, l’ortho reste que très peu de temps dans la salle. Si vous n’êtes pas capable de blairer l’assistante, vous allez trouver le temps long longtemps. Un traitement d’ortho = une visite chez l’ortho chaque mois! Pensez-y!

Règle #4: Se sentir bien avec le personnel!

Le prix qu’on vous fait doit être un tout compris. Fuyez si on vous demande des extras pour les radiographies, les rendez-vous d’urgence (tsé quand une broche décolle ou qu’un fil nous blesse), les modifications en cours de route (les traitements initiaux peuvent évoluer dans le temps selon la réponse des dents).

Fuyez aussi si l’ortho rencontré se vante d’être à la fine pointe de la technologie. Ça peut sembler étrange comme conseil, mais je vous raconte une petite histoire et vous serez d’accord. J’ai des broches blanches en haut. Mon ortho me racontait que celles-là, il ne les met pas depuis longtemps même si elles existent depuis plus de cinq ans. Pourquoi? « Au début, la colle que les orthos mettaient était une colle qui créait un lien chimique entre la dent et la broche. Quand est venu le temps de les enlever, des morceaux d’émail partaient avec la broche… Là, on a trouvé une colle qui fait un lien physique entre la broche et la dent. Il n’y a aucun danger pour l’émail quand on les enlève… C’est pour ça que je ne mets jamais rien qui n’a pas au moins cinq ans d’utilisation dans le milieu à mes clients. » Merci mon ortho! 😉

Les nouveautés, c’est bien beau, mais quand ce n’est pas testé, c’est chiant d’être le cobaye.

Règle #5 : Les orthos clinquants, c’est mal!

Mieux comprendre le fonctionnement des broches:

Vous, qu’est-ce qui vous a fait pencher pour votre ortho?

Autrice de l’article : Marginale et Heureuse

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