Se ressourcer en période de deuil…

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ressourcer en période de deuil

Une visite exclusive de l’Oratoire a été offerte aux collaborateurs de Marginale et Heureuse. Mon premier réflexe a été de penser à ma chère meilleure amie qui trouve refuge à cet endroit depuis plusieurs années. On a tous nos façons de faire le vide et se ressourcer et c’est l’endroit préféré d’Émilie. Une collaboration très étendue a été acceptée et j’ai donc pu envoyer mon amie pour cette visite de ressourcement pour lui permettre un temps d’arrêt dans une période où le deuil se montre sous plusieurs facettes pour elle. Parce que comme plusieurs duos de meilleures amies un ne vient jamais sans l’autre, je vous offre dans cette première partie ma vision du sujet du deuil qui doit en toucher plus d’un. Par la suite, vous pourrez consulter le détail de sa visite en famille.

Je n’ai pas la prétention d’avoir les bonnes réponses. Je n’ai pas non plus vécu le deuil d’une personne tellement significative que mon univers a basculé. Mais j’ai beaucoup observé. Je suis bouleversée chaque fois qu’une personne de mon âge perd son parent. Je réalise que c’est possible et que ça arrive. Qu’un jour, moi non plus je ne pourrai plus jamais entendre leur voix. Quand un parent perd son enfant, ça me semble juste impossible à vivre. Bref, je suis toute en admiration devant ceux et celles qui traversent ces épreuves, de quelque façon que ce soit.

Il y a aussi les deuils de personnes encore vivantes. Celles pour lesquelles les chemins de vie se séparent à jamais, avec ou sans raison valable. Celles qui font le choix d’éliminer une personne de leur vie, même si c’est beaucoup mieux ainsi. Je pense aussi aux deuils du quotidien. Les habitudes qu’on laisse derrière, des étapes de nos vies, les bébés qui deviennent grands, l’amoureux pour lequel les sentiments ne sont plus, une perte d’emploi, et j’en passe.

Vous attendez peut-être avec impatience la conclusion de ma réflexion avec une solution miracle pour passer à travers ces épreuves de la vie… Et bien je n’en ai pas. Je crois simplement que chaque deuil, aussi douloureux soit-il, est quelque chose avec lequel on apprend à vivre plutôt que d’en “guérir”. C’est un passage forcé qui doit nous rappeler que la vie est fragile, parfois injuste et qu’elle va vite. C’est l’occasion de laisser tomber nos masques, d’accepter la peine, de se relever avec plus de fougue, de vivre pleinement nos imperfections, de dire à ceux qui sont là qu’on les aime et de regarder bien haut les étoiles en pensant que ceux qui nous ont quittés continuent de briller. Mettez-vous au défi de dire à quelqu’un que vous l’aimez chaque jour. Trouvez votre refuge, prenez le temps de prendre le temps et vivez, tout simplement.

Suite: À l’Oratoire Saint-Joseph, en famille!

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