La vie nous apporte quotidiennement un éventail de situations où l’on peut émettre son opinion, juger, critiquer, s’insurger, s’indigner. Par contre, quand on aborde le sujet de « comment on élève nos enfants », si le bonheur et les choix d’autrui dérangent, là j’ai (vraiment) un peu plus de difficultés à saisir.

Entre nous les mamans, est-ce qu’on peut se respecter? Surtout pour ce qui est de la parentalité et des pratiques différentes (lire ici POSITIVES). Je trouve profondément indécent et déplacé qu’on puisse être critiqué, jugé et si peu ouvert d’esprit…et surtout qu’on ose se mettre le nez sur un terrain qui n’est pas le nôtre.

Personne n’apprécie le sentiment de jugement, on se sent rabaissé et on perd confiance en nos capacités et compétences parentales. Je crois que chaque parent doit se laisser toute la liberté nécessaire pour assumer ses choix, sans obligatoirement partager le même avis.  Fondamentalement, l’important est de placer le bien-être de l’enfant au premier rang des priorités, d’être à l’écoute de ses besoins et d’être présent dans la relation pour créer l’essentiel lien d’attachement.

Quelques exemples personnels…

J’adore le portage et la proximité qu’il procure, je ne laisse jamais mon bébé pleurer seul, je m’adapte à ses besoins et non le contraire, je fais l’allaitement prolongé, je fais du cododo et le bar laitier reste ouvert jour et nuit, la bassinette est décorative, je vis de mes économies pour le voir grandir, je dévore tout sur la méthode d’éducation bienveillante. Ce sont mes choix et ils correspondent à mes valeurs. Mais il y a certainement plus d’une bonne manière d’éduquer ses enfants.

  • Non, mon fils n’est pas trop gâté; un bébé ne sait pas ce qu’est un caprice; son cerveau n’est pas assez développé pour le faire.
  • Non, il ne sera pas allaité jusqu’au secondaire (euh allo!). L’OMS recommande d’ailleurs l’allaitement jusqu’à deux ans.
  • Non, je ne le laisserai pas pleurer seul encore moins jusqu’à ce qu’il s’épuise et s’endorme. Ce n’est pas une solution qui mène à l’autonomie. Il exprime ses émotions, je l’accompagne et le console. (À lire sur ce sujet.)
  • Quand il voudra dormir dans sa chambre, il me le signifiera, mais je ne le forcerai jamais à rester dans son lit si c’est auprès de moi qu’il veut dormir. Les méthodes d’apprentissage au sommeil ont des répercussions négatives sur l’enfant et sur plusieurs sphères de son développement. Je n’y adhère tout simplement pas.
  • S’il veut mes bras, je lui tends et l’enlace. À la fois tout petit et si grand, si je suis son repère, je serai son phare tant qu’il en aura besoin.

J’ai un garçon heureux, confiant, hyper drôle, épanoui, intelligent, colleux, aventureux. Je lui offre une vie remplie, stimulante, positive et conditionnée par l’amour. Cet amour que je lui donne n’est pas un cadeau que je lui fais, c’est un besoin vital qui lui permet de grandir, de devenir et de se réaliser.

Je fais de moi une maman présente qui choisit de marcher main dans la main avec son enfant tout en respectant mes valeurs plutôt que de courir contre la montre à des kilomètres de lui. J’aime croire que ce mode d’éducation fait et fera une différence tout au long de sa vie.

Soyons vraies, solidaires, assumées, faisons du bien et respectons les choix de vie positifs des autres mamans puisque finalement on fait ce qu’on croit fermement être le mieux pour ceux qui comptent le plus.

Retrouvez-moi sur MAMA’TERNITÉ.

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