Je participe à la vague d’articles sur la scolarisation à domicile #notrescolarisationadomicile lancée par Julie Duquette du blogue Escargot et coquille et Julie R-Bordeleau du blogue LilyAcademix.

Lorsque j’ai eu mon premier garçon, j’ai commencé immédiatement à aborder le sujet d’instruction en famille avec mon conjoint. C’est une idée que j’avais eue lorsque j’étais adolescente. Lorsque j’avais su que c’était possible et légal au Québec. J’aimais apprendre, mais je n’aimais pas vraiment “l’environnement” scolaire. C’est probablement le cas de la plupart des personnes qui comme moi, sont maladivement timides et un peu awkward socialement. Avec un enfant, cette idée m’est revenue, mais je devais d’abord “convaincre” mon conjoint. Il n’était pas fermé à l’idée, mais il avait beaucoup de questions. Moi aussi d’ailleurs. C’est une chose d’avoir une fantaisie, ça en est une autre de la vivre. Si j’allais de l’avant avec cette idée, je devais le faire pour les bonnes raisons, je devais le faire pour mes enfants et non pour moi. Je me suis donc mise à lire et lire et lire sur le sujet pour en apprendre plus, m’assurer que c’était vraiment une avenue que je voulais suivre et aussi pour bien peser le pour/contre.

Au fil des lectures, je me suis détachée du modèle que j’avais en tête. Je m’imaginais dans une salle de classe maison avec un tableau noir, une map monde sur le mur et des petits pupitres! On a acheté les pupitres qui sont super pour ranger les dessins des enfants et font de mignons meubles vintages, mais je n’ai finalement jamais aménagé une salle de classe à la maison. J’ai découvert que l’instruction en famille, ça ne voulait pas nécessairement dire de reproduire ce qui se fait à l’école à la maison. Je me suis familiarisée avec la Loi sur l’instruction publique et ses attentes. Avec mes droits et mes obligations. Avec mes enfants aussi, qui ont des personnalités différentes, uniques et des façons d’apprendre qui ne sont pas toujours qualifiées de “typiques”.

En observant mes enfants, j’ai découvert qu’on peut apprendre partout. En y réfléchissant, je le savais déjà. Je n’ai pas appris l’anglais à l’école, mais bien lorsque je suis déménagée en Alberta et que j’ai eu à VRAIMENT parler anglais (parce qu’à Grand-Mère, en Mauricie, ce n’était pas vraiment nécessaire). Je suis devenue une pro des maths lorsque j’ai travaillé en hôtellerie, que j’avais une caisse à gérer, de la monnaie à remettre à des clients, des statistiques à fournir à mes patrons. J’avais des bases, mais c’est d’être “sur le terrain” qui m’a surtout apporté ces apprentissages. Les compétences que j’utilise au quotidien, je ne les ai pas vraiment acquises à l’école, mais bien lorsque j’en ai eu besoin ou lorsque j’ai été mise en situation de “pratique”.

Mon devoir de parent-qui-fait-l’école-à-la-maison-sans-reproduire-l’école-à-la-maison est donc de fournir des expériences et des opportunités d’apprentissage à mes enfants et de traduire tout ce que nous faisons en langage “scolaire”. De fouiner dans les documents du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour m’assurer que mes enfants vivent des expériences éducatives équivalentes à ce qui est vécu à l’école. Toutes ces expériences n’ont pas à être vécues assis derrière une petite table. On peut apprendre sur la nature en jardinant ou en faisant des promenades en forêt et en observant notre environnement. On peut apprendre la géographie en voyageant, en regardant des documentaires, en lisant des livres, en faisant Postcrossing!

Je vais être honnête tout en essayant de ne blesser personne; la plus grande difficulté associée avec l’instruction en famille, pour nous, c’est le manque de soutien de l’entourage immédiat. Comme si notre choix n’était pas réfléchi. À vous, je dis: Je comprends que vous ayez des peurs, je comprends que vous voulez le bonheur de nos garçons. Nous aussi, c’est ce que nous voulons. Venez passer un peu de temps avec nos garçons, venez constater qu’ils ont des connaissances dans plein de domaines excitants, des domaines qui les passionnent. Peut-être pas toujours les connaissances reconnues par le Ministère, mais ils en ont “de ça” aussi!

Pour consulter nos autres articles en lien avec l’instruction en famille, cliquez ici.

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