Consommation

Combien de temps ça fait que je l’entends cette phrase-là ? J’ai dû l’entendre toute ma vie. Maintenant que mes parents ne me la rappellent plus, j’ai pris le relais avec mes enfants haha! Il faut dire que cette phrase a pris encore plus de sens au moment où j’ai dû faire face à la réalité. Cette phrase s’applique parfaitement à plusieurs contextes, dont les jouets des enfants. Ce n’est pas parce que mes enfants sont inondés de jouets qu’ils seront automatiquement plus heureux. C’est vrai, ils en ont beaucoup, mais je ne suis pas hyper fière de ça non plus parce que je sais que ça vient du fait que je suis une pas-pire-consommatrice. C’est plus fort que moi, je ressens une certaine satisfaction dans la consommation et mon cœur bat plus rapidement quand je le fais. C’est dingue, hein ?

J’adore magasiner, mais ce qui me procure le plus de plaisir c’est lorsque je retourne chez moi. J’entre, je vide les sacs et j’enlève les étiquettes une par une comme si je dégustais une crème glacée par petites bouchées. J’ai également développé un plaisir fou à ouvrir les boites de colis que je reçois par la poste, un plaisir assez malsain, je trouve.

C’est vrai, j’aime ça. Toutefois, de l’autre côté de la médaille, il y a un cycle qui semble avoir rapetissé avec le temps. Nous consommons tellement qu’il nous faut nous débarrasser d’autant de matériel que ce qui rentre. Un cycle infernal et pas beau du tout finalement. Le jour où j’ai pris conscience des répercussions de mon comportement, je voulais juste aller m’étendre au bord de l’eau. J’avais envie de décrocher, entourée de la nature, mais il y avait une tonne de déchets à même le sol. Ce n’était plus le moment de relaxation que j’espérais. J’étais gênée du comportement des humains parce que visiblement, on tient la nature pour acquise. C’est comme si mon cerveau ne comprenait pas, comment peut-on vouloir passer du temps en nature et la polluer aussi drastiquement ? Ça prend environ une seconde et quart pour mettre un bout de papier dans sa poche! C’est à partir de ce moment précis que j’ai commencé à aller faire des tours régulièrement à mon endroit préféré avec des sacs et des gants pour ramasser des déchets. Je ne pouvais pas rester les bras croisés. Aux fils du temps, j’en ai vu des choses totalement absurdes à cet endroit et chaque fois, je suis témoin des ravages de la surconsommation directe et indirecte. Ces réflexes qui nous « rassurent » deviennent encrés en nous à un point tel que nous consommons nos relations interpersonnelles d’une manière drôlement similaire.

Depuis ce constat, je suis retournée à mes vieux amours, le seconde main, les dons et le troc. J’essaie tranquillement pas vite de prendre conscience de l’impact de mes choix et faire en sorte que mes bons gestes perdurent dans le temps. Je fais des actions pour être plus autonome et j’espère le devenir un peu plus d’ici quelques mois.

Dorénavant, je souhaite que l’abondance provienne de mes relations humaines, ce qui ajoutera considérablement une vraie valeur à ma vie.

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