Journée internationale du café

C’est le matin. Rien ne me tente. Il y a des gens qui aiment les matins, et il y a moi, la maman ourse bougonne, qui pense que les matins seraient tellement plus merveilleux s’ils arrivaient plus tard, dans l’après-midi peut-être. Sortir de mon lit est une épreuve. J’ai déjà pensé à mettre la cafetière sur ma table de nuit, mais ce serait étrange d’aller faire le café de mes invités dans ma chambre. Je laisse donc la formidable machine dans ma cuisine. Et le matin, je pleure un peu d’avoir à sortir de mon lit pour boire mon premier café. 

Le matin, je m’injecterais de la caféine directement dans les veines. Comme je doute que ce soit sécuritaire, je me contente de boire un, deux, trois cafés. Avant la fin du premier, c’est préférable de ne pas me parler. Je grogne tant que ma cafetière n’a pas sonné pour m’aviser que mon élixir matinal est prêt. 

On m’a déjà dit que la magie n’existe pas. Moi, tous les matins, je me prouve le contraire en revenant à la vie à l’aide d’une potion faite de graines broyées. Certains disent que c’est mal, que le café est une dépendance comme les autres. Moi, je pense que je n’ai pas besoin de ce genre de négativité dans ma vie. Hey ! J’ai trois enfants, dont deux qui passent leurs journées avec moi. Je suis étudiante et travailleuse autonome. Je fais quoi si je n’ai pas mon café ? Il fait littéralement partie de moi, de mon image. Si vous demandez à une amie de me décrire, les chances qu’elle vous dise que j’ai toujours une tasse de voyage métallique pleine de café sont pas mal de 100 %.

Mon café matinal, il a fait son apparition dans ma vie au début de mon adolescence. Ça faisait partie de ma routine pour bien commencer la journée. Puis j’ai découvert assez rapidement qu’aller prendre un café, c’est vraiment cool. À l’époque, je pouvais passer mes samedis après-midi à lire et à boire du café dans un petit resto près de chez-moi. Je ne saurais dire si cette habitude m’a créé des problèmes de sommeil. Je suis née insomniaque et aujourd’hui, à la mi-trentaine, je ne sais toujours pas ce que « faire ses nuits » peut bien vouloir dire dans la réalité. Je ne pense pas que le café soit à blâmer pour ça. Il n’a rien fait de mal.

À un moment dans ma vie, j’ai tenté un sevrage… Personne ne voudra vous en parler. C’est une période noire et difficile à laquelle j’ai vite mis un terme, histoire de retrouver un peu de santé mentale. Je ne suis pas moi sans mon café. Je suis un véritable monstre sans patience, sans sourire. Je me transforme en une personne que, même moi, je refuse de fréquenter. J’ai un chandail acheté chez Petite Gazelle Atelier qui dit « Mon âme pour un café » et ce n’est pas bien loin de la réalité. Je pense que mon âme se sauve la nuit et revient le matin quand j’avale ma première gorgée de café.

Puisque c’est la journée mondiale du café, je vous dirais bien que j’en boirai davantage aujourd’hui, mais ma cafetière fait dix tasses et je la fais pour moi. Je crois que ça suffit. Même si, certains jours, je la boirais deux fois ! J’aime le goût du café et sa façon de me réanimer. J’aime le sentir couler dans ma gorge. J’aime son odeur, sa chaleur… Je suis une amoureuse du café. J’en bois, probablement trop, et j’en croque les grains, enrobés de chocolat noir. C’est un mélange parfait !

Dans mon café, je mets du sucre et du lait. Parfois, je l’aromatise de vanille ou d’épices d’automne, une autre de mes dépendances. Et toi, ton café, tu le bois comment ?

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