Avoir un enfant unique

Je suis la maman d’un merveilleux petit bonhomme depuis plus de trois ans et demi. C’est l’amour de ma vie, mon petit minou, mon sucre. Je lui dédie mille pour cent de ma vie. Je lui consacre mon temps et mon énergie.

Et… Il sera mon seul enfant. 

Je vois de nombreux avantages au fait qu’il soit enfant unique, tout comme les parents qui font délibérément le choix d’avoir plusieurs enfants. Chaque famille est différente et fait ses choix de vie selon leurs valeurs, leurs désirs, leur condition. 

Avoir un seul enfant semble susciter beaucoup plus d’interrogations que je n’aurais pu l’imaginer… à mon grand étonnement et découragement. 

Sincèrement, je dois quasi quotidiennement répondre et justifier le fait d’avoir un seul enfant.

C’est incroyable à quel point le sujet suscite des questionnements… comme si c’était mal vu.

Je vois dans leurs yeux du jugement, de la comparaison, de l’incompréhension. 

Comme si j’avais nécessairement quelque chose de louche dans ma vie ou dans mon couple pour en avoir fait « juste un ». 

Monsieur Madame Tout-le-Monde : 

« Un autre bientôt ? »

« À quand le prochain ? »

« Juste un ? »

« Ben voyons, faut lui faire un frère ou une sœur ! » 

« Un enfant unique c’est égoïste… tu peux pas en faire juste un. » 

« Il va s’ennuyer ! » 

« Ah ben le prochain ce sera peut-être une fille »…

Moi : 

« Euh non… on est bien comme ça. On est hyper fusionnel, je lui accorde tout mon temps, je ne fais aucun compromis, on voyage, on ne se prive de rien, notre vie à trois est merveilleuse… bla-bla-bla. »

Mais voyons, je me justifie pourquoi en fait ? Je me sens coupable d’avoir fait juste un enfant… ce n’est pas normal !

J’ai l’impression d’être dans une société où il faut systématiquement avoir au moins deux enfants pour entrer dans le moule. C’est un peu dépassé à mon avis. 

C’est une question de choix ou de circonstances. Tout simplement. 

Que l’on choisisse d’avoir deux, trois, douze enfants ou de ne pas en avoir du tout, cela ne nous regarde pas et les raisons ne sont pas sombres. N’essayez pas de creuser pour savoir pourquoi les gens que vous croisez ont choisi la vie qu’ils ont. Laissez tomber votre regard interrogateur un peu… C’est leur vie, pas la vôtre. Et c’est la mienne.

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