En juillet, le Règlement sur l’enseignement à la maison a été modifié après 1 an d’existence. Sa première version n’a pas été évaluée, le nouveau ministre de l’Éducation ne digérait tout simplement pas le règlement de son prédécesseur qu’il trouvait encore trop flexible envers les parents éducateurs. Nous pouvions alors encore choisir de suivre un programme éducatif de partout dans le monde, nous pouvions choisir d’éduquer nos enfants de façon alternative à l’école et de suivre leur rythme, nous pouvions choisir de ne pas faire évaluer nos enfants à l’aide d’examens (sauf pour l’obtention du DES, bien entendu)… ne pas leur attribuer une note, un chiffre… si nous n’en avions pas l’envie. C’était un peu ça, l’avantage de l’éducation à domicile, pour plusieurs familles. Le règlement a changé et j’en ai déjà parlé, mais ce n’est pas la seule chose qui a changé. L’encadrement offert est maintenant très différent aussi. D’une année où la collaboration semblait être le mot d’ordre, nous sommes maintenant dans une année… différente. Le mot d’ordre n’est définitivement pas collaboration…

De la pression à remplir plus que nos obligations

Depuis le début de l’année, plusieurs parents se font mettre de la pression pour remplir plus que leurs obligations auprès du ministère.

  • Alors qu’il faut remettre une liste des ressources utilisées, des parents se font exiger certains types précis de ressources. Ça prend des cahiers! Ceux-ci doivent être approuvés par le ministère! Ça prend la liste de tous les livres que votre enfant lira pendant l’année!
  • Alors qu’une rencontre de suivi doit être faite via « tout moyen permettant aux participants de communiquer immédiatement entre eux », des parents se font dire que cette rencontre doit s’effectuer à leur domicile (avez-vous envie de recevoir le gouvernement chez vous, vous?) ou à Montréal aux bureaux du ministère de l’Éducation. L’année dernière, cette partie du règlement était identique et les rencontres étaient… par téléphone (!) parce que celui-ci permet une communication immédiate (en tout cas, le mien le fait… ai-je un modèle spécial?).
  • Dans d’autres cas, on exige plutôt que l’enfant soit au niveau scolaire lié à son âge s’il n’a pas de diagnostic. Premièrement, il y a des enfants qui ne sont pas au niveau scolaire lié à leur âge dans le milieu scolaire. Deuxièmement, avez-vous essayé d’obtenir un diagnostic dernièrement? J’dis ça parce que ça fait depuis que mon grand a 2 ans qu’on est en démarche pour ça, il a 8 ans aujourd’hui et rencontrera un nouveau spécialiste dans la semaine prochaine parce qu’il est un cas « pas évident ». Et pour mon plus jeune, après 1 an de rendez-vous et d’évaluation, on a eu un « revenez dans 2 ans parce qu’on ne sait pas trop ».

On pourrait dire qu’il s’agit probablement de la même personne… un employé qui a peut-être mal compris son rôle, mais ces comportements ont été vécus par plusieurs familles, avec différents employés du ministère. Comme si le mot d’ordre cette année, c’était d’écoeurer les parents éducateurs. Leur enlever le gout de faire l’éducation à domicile. Leur faire comprendre que le gouvernement n’est pas en faveur de ce choix (sauf si c’est pour reproduire parfaitement l’école, mais à la maison).

Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous dire que je trouve ça inacceptable? J’encourage tous les parents qui ont vécu l’une des situations mentionnées ci-haut (ou d’autres situations du genre) de faire une plainte officielle au Protecteur du citoyen. Je sais qu’au printemps, le Protecteur du citoyen est intervenu en notre faveur et que la CAQ ne l’a pas écouté, mais là, c’est différent. Il s’agissait alors de commenter un projet de règlement. Maintenant, il s’agit d’employés du gouvernement qui tentent d’établir leurs propres règles!

Et si vous ne savez pas comment faire une plainte, contactez-moi via la messagerie de la page Facebook du blogue (ou ma messagerie perso si on se connait!).

Et je termine tout ça en volant un petit morceau de texte écrit ici par Julie de Mamans Zen:

Comment faire évoluer les mentalités?

*En parlant de nos choix sans attaquer les choix des autres.
*En s’exprimant publiquement sur les avantages de ce mode de vie respectueux de l’enfant (acceptons les entrevues, les reportages, écrivons des articles, publions sur les réseaux sociaux).
*En suivant les activités du Mouvement pour la sensibilisation aux apprentissages en famille.
*En nous tenant informés sur les dispositions de la Loi et du Règlement afin de préserver le peu de liberté qu’il nous reste.
*En éduquant les personnes qui assurent notre suivi au Ministère afin qu’elles fassent la différence entre des directives internes et ce qui est prévu dans la Loi et le Règlement.

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