Anxiété adulte

Et si les enfants anxieux avaient grandi?! L’adulte qui souffre d’anxiété généralisée débarque 

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À l’approche des fêtes, il y aura des dizaines d’articles en tout genre à propos des enfants anxieux qui deviennent émotionnellement surchargés pendant les nombreuses sorties. Pratiquement personne ne parlera des adultes anxieux. Bien sûr, on a appris à gérer avec les années, mais le temps des fêtes reste une période anxiogène. 

Si ça semble parfaitement normal maintenant de ne pas se ruer sur les enfants pour un bisou, un câlin ou pour prendre le petit de deux ans qu’on voit deux fois dans l’année, c’est parce que ça fait quelques années qu’on parle ouvertement de l’anxiété des enfants. On a même plusieurs noms pour définir tous ces types d’anxiété. L’anxiété de séparation, l’anxiété sociale, l’anxiété scolaire… On parle de la peur du Père-Noël, de l’hypersensibilité aux bruits… Et même si on a souvent l’impression d’avoir fait le tour de la question, à l’approche des fêtes, les rappels sont essentiels.

Les enfants grandissent et le trouble anxieux reste. Les rassemblements sont émotionnellement difficiles pour beaucoup d’adultes. Et comme c’est le cas avec les enfants, il y a certaines choses à savoir pour rendre les fêtes plus agréables lorsqu’il y a un ou des adultes anxieux parmi les invités.

  • Ne faites pas de cas d’un retard.
    On sait déjà qu’on est en retard. On sait ce qu’on a manqué. Entre autres choses, l’arrivée des vingt-sept invités en même temps dans la minuscule entrée, les contacts physiques accidentels avec trop de personnes qui essaient d’enlever leurs bottes en même temps et les vingt-deux parfums différents qui envahissent nos narines. Croyez-moi sur parole. Notre moment ensemble sera beaucoup plus agréable si on arrive un peu en retard.
  • Si le repas est un buffet, avisez votre invité anxieux un peu avant de le sortir.
    Ça permet de choisir si, selon notre état du moment, c’est préférable de se servir avant ou après le passage des autres. Il ne faut pas le voir comme du favoritisme. Non, votre invité n’en profitera pas pour vider le pot d’olives ou le bol de saucisses cocktail. Ça permet surtout de choisir où s’installer pour manger et éviter le milieu du sofa entre deux tantes qui parlent fort et qui ont tendance à toucher les gens dès qu’elles leur parlent.
  • S’il s’agit d’un repas à table où tout le monde mange avec un brin trop de proximité, prévoyez une place au bout, d’où il est facile de se lever et de revenir est une très bonne chose. Rester à table peut parfois être difficile, mais demander à trois personnes de se lever chaque fois, c’est suffisant pour que votre invité quitte avant le dessert.

  • Votre invité semble avoir quitté sans aviser et cela vous inquiète un peu ?
    Évitez de demander à tout le monde s’ils savent où il se trouve. C’est angoissant d’entendre tout le monde nous chercher. Surtout si on est juste caché au sous-sol le temps de faire une pause de bruits et de contacts. Oui, le départ en douce est une possibilité. À l’ère des technologies instantanées, utilisez votre téléphone. 

La grande différence entre les enfants anxieux et les adultes anxieux, c’est qu’avec les années, les adultes ont appris à reconnaître les signes d’une crise d’angoisse et à les éviter plus aisément. Ça ne veut pas dire que c’est simple ou que ça fonctionne toujours. Parfois, refuser une invitation ou canceller à la dernière minute est le seul moyen de rester fonctionnel. Ce n’est pas que la personne anxieuse ne fait pas d’effort pour vous ou que vos liens ne sont pas importants pour elle.

L’anxiété, c’est un phénomène complexe qui crée des sensations physiques et psychologiques fort désagréables. Il peut, pour plein de raisons, être impossible de quitter la maison, d’avoir une conversation, de manger devant deux douzaines de personnes. La bonne nouvelle, c’est que cette personne qui souffre d’anxiété généralisée, elle vous aime toute l’année et qu’un souper plus calme avec 2-3 amis, ça peut se faire n’importe quand.

Auteur de l’article : May Nadeau

May Nadeau
Maman homeschooler de trois enfants un peu sauvages, May a élu domicile dans une petite ville du nord de Lanaudière. Adepte de portage et passionnée de crochet, c'est entre ses enfants, ses livres et son jardin qu'elle a trouvé son bonheur.

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