La pandémie chez le vrai monde

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Il faut qu’on parle de la covid-19. Le coronavirus, faut qu’on en discute… Moi, je ne suis pas la bonne personne pour te dire de ne pas paniquer, de juste prendre ça relax… Moi, je suis enfermée dans ma maison et je sors dehors juste quand mes voisins viennent de rentrer parce que dans le fond, je ne sais pas s’ils se lavent les mains. Je ne garde pas d’enfants, je ne fais pas garder les miens. Comme ce n’est pas la réalité de tout le monde et que je crois fermement que nos lecteurs méritent du vrai, je suis allée un peu fouiller dans la vie je Julie, Maryse, Kyla et quelques autres pour savoir pour vrai : On fait quoi avec ça, une pandémie ?

Alexia, la fille de cinq ans de Kyla, dit qu’elle ne veut pas avoir le « conoravirus ». Eli, le fils de Marie, se demande si le ministre de l’Éducation va arrêter de ne pas aimer les homeschoolers, maintenant que toute la province fait l’école à la maison.

Alors que la panique semble bien installée dans les médias, dans les familles, la vie continue. Maryse est maman à la maison depuis la naissance de sa petite Alexie. Pour elle, qui est maintenant la maman de deux fillettes, la vie continue comme avant la pandémie, les sorties en moins. Pour Stéphanie, aussi maman à la maison, c’est un peu différent. Elle partage sa vie avec un infirmier. Pour éviter de contaminer la famille, papa a un protocole bien établi pour son retour à la maison. La boîte à lunch reste dans la voiture, lavage de main, douche et vêtements directement dans la machine à laver. Le petit Émile, quatre ans, ne comprend pas bien pourquoi il ne peut plus aller voir ses amis de Passe-Partout, mais il fait partie des enfants privilégiés qui ne verront pas trop de changements à leur vie à part les sorties. Sa maman nous dit « On va en profiter pour être ensemble et s’aimer ».

Alors que pour certains, la pandémie est synonyme de confinement, pour d’autres, le travail continu. Pour Léonard, trois ans et Raphaëlle, cinq ans, impossible de rester à la maison avec maman. Julie est travailleuse sociale et son emploi la classe parmi les travailleurs essentiels. Elle fera au mieux pour que ses suivis se fassent à distance, mais pour les rencontres qui ne peuvent pas être reportées ou avoir lieu par téléphone, ce sera masque, gants et gel désinfectant. Alex, quant à elle, s’est vue retournée à la maison par son employeur. Maman d’un petit bonhomme d’un peu plus d’un an, elle travaille au sein d’un organisme qui offre de l’aide alimentaire. Bien qu’elle ne soit pas elle-même considérée comme « essentielle », l’organisme pour lequel elle travaille l’est, surtout en période de crise.

Étant moi-même maman de trois enfants dont une adolescente de quinze ans, je peux vous dire que la pandémie, qui nous force à vivre de façon plus lente et consciente, apporte de belles discussions et la découverte de points communs que nous avions un peu perdus depuis le début de l’année scolaire.

Au moment de recueillir les réponses des mamans, les règles du confinement étaient encore souples. Maintenant, certaines choses ont changé pour le bien commun. Le confinement obligatoire avec les enfants est entré en vigueur et a été prolongé. Les écoles ne pourront reprendre leurs activités avant le mois de mai.

Auteur de l’article : May Nadeau

May Nadeau
Maman homeschooler de trois enfants un peu sauvages, May a élu domicile dans une petite ville du nord de Lanaudière. Adepte de portage et passionnée de crochet, c'est entre ses enfants, ses livres et son jardin qu'elle a trouvé son bonheur.

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