Sortie littéraire: L’agent Jean: Défragmentation – Entrevue avec Alex A.

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C’est avec grande impatience que les jeunes lecteurs attendaient le nouveau tome de la deuxième saison de l’Agent Jean. Dès aujourd’hui, vous pouvez commander L’agent Jean Saison 2, tome 4 : Défragmentation. Un livre haut en couleur, plein d’action et avec un brin de folie comme nous a habitué le bédéiste Alex A. Mes garçons ont DÉVORÉ le livre dès qu’il est entré dans la maison. Ils l’ont lu et relu plusieurs fois dans la dernière semaine.

Pour l’occasion, j’ai eu la chance de m’entretenir avec l’auteur, dessinateur et cerveau derrière les personnages préférés de milliers de jeunes lecteurs. Une entrevue très intéressante qui nous en apprend davantage sur Alex A. et son imaginaire.

Crédit : Fotografika

Quel est le processus pour la création de vos personnages ?

C’est presque toujours un accident. Habituellement, je m’amuse dans un cahier à dessins, je gribouille quelque chose au hasard et soudainement, il en sort un personnage. La majorité du temps, je passe à autre chose et je l’oublie, mais parfois, je tombe littéralement en amour avec ce nouveau personnage, et j’ai une forte envie d’explorer son histoire. Je n’ai donc pas l’impression de créer mes personnages, mais de les rencontrer.

Quels outils utilisez-vous pour créer vos BD ? Et quelles seraient les options abordables pour un jeune qui voudrait commencer ?


J’utilise une tablette graphique, ce qui veut dire un écran tactile spécialement conçu pour les dessinateurs. Je suis très geek, amoureux d’informatique, et c’est vraiment un outil parfait pour moi. Par contre, pour quelqu’un qui commence, je suggère de toujours commencer avec la base : le papier/crayon ! Ça coute presque rien et on peut faire tout ce qu’on veut avec.

Si ensuite le jeune se découvre réellement une passion pour la bande dessinée et qu’il aimerait explorer d’autres options, il existe de petites tablettes graphiques d’un peu moins de 100 $, ou encore des stylets électroniques qu’on peut utiliser sur les tablettes iPad ou Android. Mais, idéalement, je suggère d’essayer TOUS les outils qui existent, car chaque artiste doit trouver sa façon de travailler. 

À partir du moment où vous commencez à travailler sur le livre jusqu’au moment de la publication, combien de temps s’écoule-t-il en moyenne ?

Il y a deux réponses à cette question, une simple et une plus compliquée.
La réponse simple serait : entre 3 et 4 mois. Un mois pour l’écriture, et 2 à 3 mois pour les dessins. Tout dépendant de la complexité de l’histoire.
Mais en vérité, les idées pour mes livres sont toujours présentes en moi des années avant qu’elles ne deviennent un livre tangible. Par exemple, je pensais déjà à l’histoire du tome 8 de l’Agent Jean lorsque j’écrivais le tome 1, et ce 4 ans avant que je commence le travail dessus. Les idées doivent mijoter vraiment longtemps dans ma tête avant que je les rende plus concrètes. 

Parlez-nous de votre nouveau livre L’Agent Jean, saison 2, tome 4 : Défragmentation


C’est un livre très cher pour moi. C’est une idée que j’ai en tête depuis un bon 5 ans. Il est très chargé en idées et en émotions. J’y aborde des thématiques assez nouvelles pour moi, et je plonge mes personnages dans des situations vraiment inconnues pour eux. En gros, ce que j’essaie d’explorer avec cette histoire c’est : comment deux opposés, ou plutôt deux ennemis, peuvent réussir à se trouver des points communs et travailler ensemble pour survivre ? Comme j’aime beaucoup jouer avec les nuances et les zones grises chez mes personnages, c’était super amusant à écrire.
Et en plus, il y a probablement mes meilleures scènes d’actions à vie !

Est-ce que vous planifiez développer d’autres séries de livres avec des personnages complètement nouveaux ?


Bien sûr ! J’estime que j’ai à peine commencé à effleurer l’univers de Terre A. J’aime beaucoup l’Agent Jean, mais ça fait déjà beaucoup de temps que je l’explore et j’aimerais un peu plus de variété dans mon travail. Les nouvelles idées commencent à s’entasser un peu trop dans ma tête ! Et quand faut que ça sorte, faut que ça sorte !

Quel serait votre plus grand rêve pour mettre de l’avant vos créations ? (Une exposition dans un musée, une nouvelle série à la télé, une immense statue de l’Agent Jean au centre-ville… sky is the limit !)


C’est une bonne question ! Je dirais la création d’un univers fictif complet qui transcende pratiquement tous les médiums visuels existants. C’est à dire, un univers que je pourrais explorer à travers des livres, des films, des séries télé, des jeux vidéo et même, pourquoi pas, des expositions dans un musé ! Tout serait interconnecté, un peu à la manière d’un univers de superhéros, comme Marvel et DC le font si bien.
J’aime absolument tous les médiums visuels. Je fais principalement de la bande dessinée, car c’est ce qui me permet d’avoir le plus de liberté, mais si je pouvais avoir autant de liberté avec les autres médiums, je les pratiquerais tous !

Est-ce que le confinement a nui ou aidé à votre créativité ?


Je me sens un peu mal de dire ça, mais… ça n’a absolument rien changé !
Mon cerveau est toujours en mode création, peu importe ce que je fais ou ce qui se passe autour de moi. On dirait que la création est ma façon de vivre et de « processer » mes pensées et mes émotions.
Et en plus, j’ai toujours été assez solitaire et casanier. Tout ceci ne change donc pas grand-chose à mon quotidien. Je me sens très chanceux et privilégier.

 

Divulgation : Le livre nous a été offert gratuitement. Un lien affilié se retrouve dans ce billet.

Auteur de l’article : Amelie Marcoux

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Amélie est une maman de 4 enfants de 6 à 12 ans de la région de Portneuf. Elle aime s’impliquer dans divers comités en lien avec l’enfance et la famille et découvrir de nouvelles activités.

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