école à la maison

L’engouement pour l’école à la maison

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Dans le contexte actuel, la pandémie étant bien présente, on aperçoit une énorme vague déferler dans le monde extra de « l’école à la maison ». Personnellement, j’aime mieux les termes « apprentissages en famille » ou « éducation à domicile ». Qu’importe, ces expressions veulent dire pratiquement la même chose. Plus que jamais le nombre de familles qui se tournent vers la scolarisation à domicile a littéralement explosé. Mais, ce n’est pas donné à tous d’envisager cette possibilité. Moi la première, je me suis demandé si j’avais ce qu’il fallait pour relever ce défi, c’est comme cela que j’ai amorcé ma réflexion.

Le fait de soutenir l’apprentissage de son enfant au quotidien représente pour les parents un défi de taille et c’est tout à fait normal de se poser la question à savoir si j’arriverai à trouver la motivation et la débrouillardise pour que mon enfant vive une belle expérience enrichissante.

Je crois que le premier critère pour être un bon parent éducateur c’est d’abord d’avoir envie de le faire. Il faut que ce nouveau projet soit agréable pour votre enfant, mais aussi pour vous, c’est connexe, si vous êtes bien, lui le sera autant. Si par contre votre motivation est fragile, plus vulnérable, peu importe la raison, sachez qu’il y a du soutien. Sur Facebook plusieurs groupes de parents qui font l’enseignement à domicile échangent sur leur matériel, les activités et sur les règles avec la DEM (direction de l’enseignement à la maison). C’est rassurant et ça nous inspire. L’AQED est une très bonne référence même sans nécessairement remplir une demande adhésion quoique cela peut être une option qui sera plus sécurisante. Leur site fournit beaucoup de réponses, des blogues à suivre, des canevas pour le projet d’apprentissage, accessibles aussi aux non-membres.

La débrouillardise est aussi une qualité nécessaire. Elle permet d’optimiser son expérience, de trouver le matériel et les informations qu’il nous faut dont celles en lien avec les obligations du parent-éducateur envers le ministère qui ne sont pas à négliger. Les ressources sont présentes en grande quantité sur internet, je vous conseille d’aller voir les sites web de certaines maisons d’édition au Québec comme CEC, Chenelière, Grand Duc, Éditions Passe-temps. Le site Mieux enseigner, zone jeunesse à Radio-Canada, Duolingo, Tap’Touch pour ne nommer que ceux-là, sont d’excellentes ressources éducatives.

En gros, avec de la motivation, de la débrouillardise et avec du soutien, c’est possible. Il faut voir les choses autrement. Arrêter de voir cette option comme un fardeau et plutôt en saisir l’opportunité, la chance de pouvoir connecter avec son enfant à un autre niveau, partager avec lui différemment. Et qui sait, peut-être vous permettre de réapprendre vous aussi ce que vous n’aviez pas tout à fait intégré lors de votre propre scolarité.

Moi, je crois que c’est une chance que la vie me donne de pouvoir poursuivre avec mon enfant pour encore quelques années. Il ne faut pas oublier que le parent est responsable de l’éducation de son enfant à la base, à lui de voir s’il délègue cette responsabilité au milieu scolaire conventionnel ou s’il en prend la charge.

Où en êtes-vous dans votre cheminement ? Avez-vous envisagé cette avenue pour cette année ?

Autrice de l’article : Karine Cloutier

Karine Cloutier
Maman à plein temps de trois beaux enfants dont deux ados. Heureuse et toujours occupée, Karine est passionnée par l'écriture, qui est pour elle une forme de thérapie. Sa plus jeune est scolarisée à la maison.

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