Mon noël d’enfance dans les années 1990

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Il était une fois, une toute petite fille qui attendait avec impatience la réponse du père noël à sa lettre. Elle croyait que si elle recevait une réponse, c’était certain qu’elle aurait son cadeau, celui qui vient du pôle Nord. Après tout, elle avait été assez sage toute l’année.

Par un dimanche froid à la fin novembre, l’excitation était à son comble lorsqu’est venu le temps de monter le sapin. Ce moment de joie laissera de beaux souvenirs dans le cœur de cette petite. Il annonçait que Noël approchait enfin.

À l’école c’était magique, le décor dans les corridors, la confection de carte de noël, les cannes en bonbons et que dire des bonhommes de neige dans la cour. La jolie neige couvrait le sol, rappelant le moment où l’on s’installe dans notre lit sous l’édredon. L’odeur présente lorsqu’elle rendait visite à sa mamie chaque dimanche aurait fait sourire le plus gourmand des lutins tellement les tourtières avaient un parfum délicieux.

La fillette adorait regarder sa grand-mère cuisiner tout en essayant fort de réussir son château de cartes, tout ça avec un fond de musique des fêtes. À la messe, les dimanches de décembre, on voyait dans le regard des gens cette étincelle, cet engouement aux préparatifs des célébrations en famille et de la naissance du petit Jésus.

Un soir à son retour de l’école la petite fille avait enfin reçu sa réponse du père Noël, elle était si excitée ! Elle demanda ensuite à sa mère si elle avait bien commandé les cadeaux encerclés dans le catalogue Sears de Noël. C’est si intrigant les cadeaux lorsque nous sommes enfants, on peut en rêver toute l’année.

***

À cette époque, c’était surtout lors des anniversaires ou à Noël que les enfants avaient des cadeaux. Ils pouvaient les attendre longtemps, parfois ça pouvait même prendre 2 Noëls. On voulait être sage oh ! oui ! et maman le savait (et en a un peu profité au passage : P). Cette petite fille (moi !) garde chacun de ses Noëls dans son cœur, ce sont des souvenirs impérissables. Les images sont gravées dans ma mémoire et même certaines odeurs. Les parties de cache-cache, le jeu de poche, les quilles, les pichenottes nous aidaient à patienter, car les cadeaux se déballaient seulement après minuit. Je me souviens encore combien ça pouvait être long, une attente interminable à mes yeux de petite fille. 

Beaucoup de ces traditions sont restées chez moi et c’est précieux. Ce que je trouve le plus triste depuis quelques années, c’est qu’il manque mon papi, celui pour qui Noël était tout. J’irais même jusqu’à dire que c’était sa fierté de nous recevoir, de nous voir tous ensemble, que c’était son moment préféré de l’année.

Cela dit, pour la grande fille en moi qui est maintenant maman, le plus beau des cadeaux à noël, il ne se déballe pas, il se vit en famille autour de la table et ensuite, au salon près du sapin non loin de mamie qui est toujours pour moi la plus jolie.

Noël nous rassemble.

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Le pâté à la viande de mamie

(Donne un gros pâté ou 3-4 petits)

Ingrédients :

  • 2 c. à table de beurre 
  • 1/2 tasse d’oignons hachés fins
  • 2 gousses d’ail émincées
  • 1 livre de porc haché 
  • 1/4 c. à thé de clou de girafe moulu
  • 1/4 c. à thé de cannelle
  • 1 tasse d’eau
  • sel et poivre, au goût

Préparation 

Faire fondre le beurre dans un grand poêlon.

Ajouter l’oignon et l’ail, faire revenir 5 minutes.

Puis, ajouter le porc et laisser cuire pour encore un bon 5 minutes.

Incorporer le clou de girafe, la cannelle, le sel et le poivre.

Ajouter l’eau et laisser mijoter pour au moins 35 minutes à feu moyen.

Verser le tout dans l’abaisse.

Cuire au four à 375 degrés, jusqu’à ce que la croûte soit bien dorée (environ 30-40 min).

Bon appétit et surtout un très joyeux temps des fêtes.

Je souhaite qu’il saura mettre un baume sur notre quotidien considérant la situation actuelle. Nous sommes remplis de résilience, c’est vrai, mais nous sommes aussi humains et notre besoin d’être entouré de ceux que l’on aime va toujours rester.

Autrice de l’article : Karine Cloutier

Karine Cloutier
Maman à plein temps de trois beaux enfants dont deux ados. Heureuse et toujours occupée, Karine est passionnée par l'écriture, qui est pour elle une forme de thérapie. Sa plus jeune est scolarisée à la maison.

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