Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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Le moment où j’ai appris la merveilleuse nouvelle que je devenais grand-mère, les questions se sont bousculées dans ma tête et j’y pensais souvent. La remise en question avait débuté son processus. Je suis qui, où j’en suis et quel genre de vie je souhaite réellement vivre? Ma première pensée fut : suis-je déjà rendue là ? Comme ça passe vite! Oui, je le sais bien que ce n’est pas très original comme pensée, mais lorsqu’elle devient notre réalité le cœur fait un demi-tour, il s’arrête une fraction de seconde et vous remet dans ce même instant.
Mon déclic s’est fait à ce moment-là. Suite à cette annonce, certains décident de continuer leur vie comme elle était et ça leur suffit, mais d’autres comme moi ont ressenti une urgence de vivre. Je voulais vivre vraiment et j’avais réalisé que je n‘avais peut-être pas profité de ma vie autant que j’aurais aimé avant cette annonce. J’étais une femme avec un rythme de vie sédentaire avant alors tranquillement, mes choix de vie ont changer.
J’ai commencé par aller marcher dans mon quartier, faire le tour du bloc comme on dit…. Petit à petit, j’allais plus loin et je prenais une autre direction. Étrangement, je découvrais une partie de moi que je ne croyais même pas exister parce que je prenais goût à ses petits moments ou ma propre compagnie me comblait. Une simple marche me permettait de sortir pour prendre de l’air, de bouger et de voir autre chose que les quatre murs de la maison. Cette nouvelle petite routine m’a amené à me donner des petits objectifs en termes de temps et de nom de rues, mais sans aucune pression, juste pour le plaisir de me dégourdir les idées.
J’ai ensuite pensé à m’inscrire au gym, mais j’avais peur. J’avais peur du ridicule, de ce que les gens penseraient de mon âge, de mon corps alors je ne voulais pas y aller seule. Comme c’était difficile de coordonner mon rythme et celui de mon entourage, je me suis dit que ça devait faire partie de mon processus et que je devrais y aller seule, pour mon propre besoin. Je me suis surprise encore une fois à avoir du plaisir à me donner des défis qui me rendaient fière.

J’avais plus de cinquante ans lorsque j’ai essayé le jogging pour la première fois. Quelle joie j’ai eue ! La fierté que je ressentais lorsque j’améliorais mon temps était tout simplement addictive. Au cours de mon processus, j’ai essayé plusieurs types de cours notamment, la danse en ligne, la Zumba, le Djamboola, la natation et même le yoga chaud. J’avais également besoin de ressentir des sensations alors je me suis mise à faire des courses à obstacles, des expéditions lors de voyages et faire des randonnées de vélos. Ça me permettait de vider tout mon stress et de relâcher les tensions. Aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai pu me priver de ce tel bonheur avant la cinquantaine.

J’ai également un coach qui est kinésiologue de profession qui me suit régulièrement depuis deux ans pour maintenir cette habitude. Il me donne des trucs et surtout il s’assure que je fais les exercices de manière sécuritaire et efficace. Ce n’est pas un luxe parce que je considère sa présence et son soutien essentiel à mon parcours.
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas d’âge pour se redécouvrir, mais il n’y a surtout aucune gêne à avoir. Cette sensation du dépassement de soi me permet de dire que lorsque je regarde derrière moi, je vois des kilomètres de succès et grâce à tout ses petits changements à mon rythme, je me sens vraiment vivante!

Autrice de l’article : Céline O'Reilly

Céline O'Reilly
Femme mature, magique et sensible qui permet à son enfant intérieur de prendre place à ses cotés aussi souvent qu'elle en a de besoin.

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