Réflexions

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Je n’ai jamais autant eu cette impression de ne me retrouver devant rien. De ne plus avoir aucune certitude, juste un vide devant l’incertain. La pandémie en est grandement responsable. Elle a créé cette incertitude autour de nous, des angoisses face à l’avenir.

Bien sûr, quand je parle de l’avenir, je pense d’abord à mes enfants. Pas que je sois extrêmement vieille, non ! Mais je sais que pour moi aussi l’impact de la covid se fera sentir. Déjà dans l’immédiat, je sens une perte de contrôle sur la routine, sur nos habitudes de vie. Le pire c’est que tout ça dure depuis bientôt une année entière et ça prend plus d’espace de jour en jour.

Déjà, avant tout ça, les barrières financières pouvaient beaucoup freiner nos ambitions, mais c’était vraiment gratifiant lorsque nous trouvions un compromis plus que satisfaisant. Là, c’est au-delà de toutes nos bonnes intentions et au péril de notre mental qu’on arrive dificilement ou même pas du tout, à atteindre ce niveau de satisfaction. J’ai peur pour plus tard. On voit à quel point du jour au lendemain notre existence a pu changer sans qu’on ait vu venir quoi que ce soit, sans qu’on ait pu prévenir. Tout doit être adapté en fonction de cette intruse. Seul endroit où nous sommes libres, c’est à la maison et à l’intérieur dès 20 heures à cause du fameux couvre-feu.

La marche en forêt pour moi est devenue essentiel et me fait un bien fou. La nature est sereine et toujours prête à nous accueillir. En public, les gens n’osent plus se parler. Chacun fait sa petite affaire à distance. C’est correct en soi oui, mais triste en même temps. On s’éloigne les uns des autres. On prend de nouveaux plis qui ne sont pas réellement bons. L’humain a besoin des autres humains pour s’épanouir, pour avancer, pour créer des rêves. Alors, je rêve chaque soir que tout ceci est juste dans ma tête et j’espère me réveiller un jour et que ce soit le cas ne serait-ce que pour pouvoir être avec ma famille, mes parents, mes grands-parents et mes amies. C’est tout ce que je demande à 2021, de la santé, et des rencontres humaines.

Je vais bien, je vous l’assure. Juste d’avoir évacué tout ceci m’a fait du bien. Je garde la tête en dehors de l’eau pour les beaux jours qui vont arriver, car, comme le disait ma mamie après la tempête vient le beau temps ou quand ça va mal, ça ne peut qu’aller bien ensuite. J’utilise cette pause sociale, appelons-la ainsi, pour mettre de l’ordre un peu partout dans ma tête et dans ma maison et surtout pour profiter de mes enfants, mon bien précieux.

Et vous, que faites-vous pour passer le temps ?

Autrice de l’article : Karine Cloutier

Karine Cloutier
Maman à plein temps de trois beaux enfants dont deux ados. Heureuse et toujours occupée, Karine est passionnée par l'écriture, qui est pour elle une forme de thérapie. Sa plus jeune est scolarisée à la maison.

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